miserereIl y a un peu plus de cinq mois je me suis inscrite à un défi de littérature policière sur internet. Ce défi consiste à lire, en 2009, 5 romans policiers issus des 5 continents (si vous voulez en savoir plus, cliquez : http://defi5continents.overblog.com) J'ai commencé par l'Afrique avec un roman de Moussa Konaté, L'Empreinte du renard que j'ai beaucoup aimé.

Le deuxième roman, dont je veux vous parler aujourd'hui, est Miserere de Jean-
5continentsChristophe Grangé. Il était sur ma PAL depuis un moment, ce défi a été l'occasion de le lire. Je n'ai pas été déçue : c'est du Grangé. Une écriture simple, des chapitres courts, rythmés, se terminant toujours par un rebondissement, une nouvelle information qui donne envie de lire la suite. La mécanique est bien rôdée ! Il en est de même pour les personnages : nous retrouvons un tandem de policiers tels que les affectionne Grangé, des hommes en marge, "borderline", un vieux policier à la retraite, Kasdan, et un jeune policier toxicomane, Volokine. En ce qui concerne l'intrigue, elle est assez facinante - ce qui ne signifie pas forcément crédible ! - tout commence par le meurtre d'un organiste dans l'église de confession arménienne que fréquente Kasdan. Un meurtre énigmatique car l'arme du crime est introuvable !  Seules des traces de chaussures de pointure 36 ont été relevées autour du cadavre. Kasdan, rapidement épaulé par Volo, va s'intéresser aux chorales d'enfants que dirigeait cet organiste. Et là tout devient inquiétant...des enfants-assassins, est-ce possible ? (Pendant un temps d'ailleurs, Miserere m'a fait penser à La Nuit des Enfants rois de Bernard Lenteric.) La fin du livre se révèle tout de même décevante, un peu bâclée à mon goût, mais je trouve que ce livre vaut le détour pour l'originalité de l'arme du crime et du modus operandi.

***


Pour relever le défi avant la fin décembre 2009, il me reste encore 3 continents à découvrir : l'Asie avec un roman japonais (Le Village aux huits tombes,
Yokomizo Seishi), l'Océanie avec un roman australien (Ca fait moche dans le tableau, Shane Maloney) et l'Amérique avec un roman cubain ( Adios Hemingway, Leonardo Padura). Affaire à suivre !

***