Image_1Voilà, je rends enfin ma copie, un mois après la date fixée... mais honnêtement ça valait le coup d'une part que je prenne le temps de lire Kafka sur le rivage, d'autre part que je persévère face à la fatigue qui me guette chaque soir mais qui a dû battre en retraite pour me permettre de lire ce livre extra-ordinaire ! Je vais avoir beaucoup de mal à en parler tant il m'est difficile de définir ce qui m'a tant plus dans ce roman. Commençons par "l'intrigue", de quoi est-il question ?

Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui : "Tu tueras ton père et tu coucheras avec ta mère et ta soeur". Kafka décide de partir pour le Shikoku, plus exactement à la bibliothèque Komura de la ville de Takamatsu. Il se lie d'amitié avec le bibliothécaire et finie par s'installer dans une pièce de la maison Komura.

"De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique," découvrant qu'il ne sait plus parler aux chats, décide lui aussi de prendre la route. Un jeune routier le prend en stop et fait le trajet avec lui jusqu'au Shikoku. Mais Nakata ne sait pas ce qu'il cherche...

Leurs deux destinées sont étrangement mêlées et les chapitres qui alternent entre l'histoire de Kafka et celle de Nakata vont tisser des liens indéfectibles sans que jamais leurs routes ne se croisent. "Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel." Le mélange entre la réalite et le fantastique donne à ce récit une atmosphère mystérieuse, presque indéfinissable.

J'ai beaucoup aimé ce roman, je l'ai lu sans me poser trop de questions, en acceptant des choses invraisemblables et en acceptant aussi que la fin ne m'apporte pas toutes les réponses... J'ai trouvé le personnage de Nakata  très attachant et j'aurais aimé savoir ce qui s'était vraiment passé dans la forêt : comment a-t-il pu devenir une "coquille vide" ? malgré ce handicap,  il parviendra à mener sa vie qui sera d'ailleurs riche d'enseignement pour Hoshino, qui l'accompagne dans sa quête.

En bref, une lecture pas banale, qui bouscule un peu nos habitudes de lecteur et qui a fait émerger en moi une drôle de réflexion : quand je lis des auteurs japonais - come Yoko Ogawa ou Murakami - je ne parviens pas à mettre des visages japonais sur les personnages des romans, étonnant, non ? !

Je vous invite à aller voir les billets de Hathaway et de J'adoreJ'adhère qui avait lu ce livre il y a un mois.