desarthe

Voilà un petit roman très vite dévoré qui m'a permis de découvrir une auteure que je n'avais jamais lue jusque là. 

 

Tristan se retrouve - pour faire plaisir à sa femme - à une partie de chasse avec les hommes du village dans lequel ils sont venus habiter il y a quelque temps. Sa femme veut qu'il fasse des efforts pour s'intégrer, lui est plutôt réservé et absolument pas chasseur. C'est pourquoi quand il tire sur un lapin poar souci d'intégration, il récupère l'animal ans sa gibecière pour le sauver... S'en suit un dialogue entre Tristan et l'animal, chacun évoquant sa vie, son enfance et les passages où le lapin compare sa vie à celle d'un homme sont assez amusants. 

Agnès Desarthe propose une peinture de moeurs assez mordante. Tristan et le "chef de la bande" vont se retrouver au fond d'un trou, sans aide espérée en raison de pluies torentielles qui submergent les environs. On bascule alors dans une espèce huis-clos angoissant. La nature se déchaîne et les hommes se révèlent...

J'ai bien aimé ce petit roman qui est plus sombre qu'il n'y paraît, très appréciable.