charlotte

 Nous avions offert ce roman à ma maman pour son anniversaire début septembre et j'avais très envie de le découvrir aussi. Notre choix s'était porté sur ce titre - parmi la kyrielle d'ouvrages de la rentrée littéraire - parce que c'est la biographie d'une jeune peintre juive allemande très douée morte en camp, à 26 ans,  alors qu'elle était enceinte : cette histoire vraie semblait à la fois belle et tragique et ne pouvait que séduire ma maman qui aime les biographies, la peinture, les livres... (entre autres !!!).

J'ai lu ce roman d'une traite, il est somme toute assez court et la forme choisie par l'auteur en facilite encore plus la lecture. En effet, les pages sont aérées car les lignes n'occupent pas tout le blanc...Foenkinos va régulièrement à la ligne : à chaque fin de phrase...et chaque phrase occupe une ligne ! Les phrases sont courtes, mais c'est une volonté de sa part de choisir une forme atypique - qui n'est pas une forme versifiée non plus même si les paragraphes font parfois penser à des strophes ou à des versets - pour narrer ce destin hors du commun de Charlotte Salomon.

J'ai aimé cette histoire, mais j'ai été un peu gênée par l'accumulation des morts dans la lignée de Charlotte : est-ce véridique ? cela paraît si incroyable... Sinon l'histoire est addictive, on s'attache vite à cette jeune personne qui est délaissée par sa maman mais adorée par son père ; qui voue un culte à sa belle-mère, puis à un professeur...qui parvient à entrer aux Beaux-Arts alors que c'était interdit aux Juifs...qui obtient même le premier prix mais n'a pas le droit d'aller le récupérer pour ne pas attirer l'attention sur elle ni sur l'école d'ailleurs...c'est une camarade à elle, aryenne, qui ira chercher ce prix : quelle humiliation !

Je vous conseille cette lecture, ne serait-ce que pour la vie de cette jeune peintre juive ne vous soit pas inconnue.